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Une main en vannerie sauvage

20 août
3 min de lecture

Cette main en vannerie sauvage a été réalisée dans le cadre d’une semaine consacrée à la vannerie dans mon école. Pendant cette semaine, nous étions encadrés par un artisan vannier qui nous a appris à récolter la matière, à la préparer et, enfin, à la tresser.

Pour la matière, nous avons utilisé des plantes sauvages, que nous avons nous-mêmes récoltées et préparées avant de commencer nos créations.

Nous avons découvert le tressage aléatoire, une technique un peu particulière car elle ne s’apprend pas vraiment : elle s’expérimente. Il faut laisser les fibres se croiser, s’entrelacer librement, en s’adaptant à la matière plutôt que de chercher à obtenir un tressage régulier.


Matériel

• Plantes sauvages récoltées sur place


Pourquoi faire une main ?

Comme je n’aime pas faire les choses à moitié, j’ai décidé de m’attaquer à la partie du corps humain que Léonard de Vinci considérait comme particulièrement complexe : la main.

Autant dire que ce n’était probablement pas la partie la plus simple à réaliser avec une technique de vannerie aussi libre.

Nous étions encadrés par deux personnes pendant cette semaine : un artisan vannier, qui nous accompagnait dans l’apprentissage et l’expérimentation de la technique, et une de nos professeures, qui était chargée de nous évaluer.

Lorsque j’ai expliqué à l’artisan vannier que je voulais réaliser une main, il m’a prévenue que c’était une pièce était risquée et complexe. Que je devrais peut-être réfléchir à faire quelque chose de plus simple.

Mais ce qu’il ne sait pas, c’est que je refuse qu’on me sous-estime avant de savoir de quoi je suis capable. J’ai donc décidé de tenter le coup. Dans le pire des cas, ce serait raté, mais j'aurais appris quelque chose.


Une main… avec une seule main

Pour réaliser cette pièce, j’ai utilisé ma main gauche comme modèle. Ce qui signifie qu’il ne me restait plus que ma main droite pour réaliser tout le tressage.

Autant dire que certaines étapes étaient très faciles… et d’autres, moins.

Petit à petit, j’ai donc essayé de construire la forme de la main en laissant les fibres s’organiser autour de cette forme. Comme le tressage aléatoire ne suit pas un modèle précis, il fallait constamment adapter les fibres et expérimenter avec la matière.

Au final, le résultat était plutôt réussi et il a même un peu surpris l’artisan vannier. J'ai pu recevoir aussi des compliments très gentils des élèves de ma classe.

Et puis est arrivé le moment de la notation…


Le fameux 11/20

Pour ce travail, j’ai obtenu… 11/20. Oui, oui.

La raison principale ? Eh bien, ma professeure trouvait que la création n’était pas assez contemporaine.

Ce qui est plutôt marrant quand on sait que le sujet était juste de réaliser une partie de notre corps en vannerie que nous pouvions enlever et laisser dans la nature comme les mues des insectes.

Alors forcément, sur le coup, je n'ai pas trop compris.

Malgré cette note, je reste très contente de cette création en vannerie sauvage. Ce projet m’a surtout permis d’expérimenter une technique que je ne connaissais pas et de me lancer dans une forme que je savais particulièrement complexe.

Et je pense que c’est ça que je retiens le plus de ma semaine : parfois, il faut juste tenter quelque chose qui paraît « trop compliqué ». Même quand on vous dit que c’est risqué.


Et puis... les défis, c'est marrant, non ?


Cerise Enchantée.



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